Ces stages, ouverts à tous à partir de 16 ans, s’adressent aussi bien aux comédiens amateurs que professionnels. Ils sont encadrés par Lucie Gougat et Jean-Louis Baille.

clown de théâtre

Deux jours pour découvrir le travail de clown de théâtre. Deux jours c’est court. Il s’agit donc avant tout d’une prise de contact. Un contact entre soi et soi. Mais un soi un peu autre, un peu différent,un peu singulier, que nous avons plutôt tendance à dissimuler… Là, au contraire, on va le mettre en avant. On va le mettre à jour et à nu. Lui enlever sa pellicule de sociabilité et d’air conditionné. Lui redonner du vécu, du vif, de l’ivresse, sans trucage, sans défausse, ni défense.

Ce stage est ouvert au public amateur adulte. 

Au Dôme, Théâtre de Saumur, les 18 et 19 janvier 2020
Inscriptions :  02 53 93 50 00

Au conservatoire de Guéret (dates à préciser).

 

Présence et lâcher prise sur un plateau de théâtre

S’interroger sur la notion de présence pour un acteur, c’est avant tout questionner la nature même du théâtre et de la représentation. C’est-à-dire ce qui est en amont de tout psychologisme, de sens et de dramaturgie, ou même idée de personnage posant les  fondamentaux de ce qui se joue à l’instant même où l’acteur se met en scène devant un public. Ce stage propose un rapport particulier au temps, à l’espace et au corps. Une certaine manière d’être là, à l’instant même, où l’acteur met les pieds sur le plateau sans pour autant se les prendre, les pieds, dans le tapis de ses propres blocages, qu’ils soient physiques ou mentaux.
Ce stage basé sur l’improvisation, sera principalement axé sur le rapport et l’adresse au public.

Au Dôme, Théâtre de Saumur, les 9 et 10 mai 2020
Inscriptions :  02 53 93 50 00

 

L’acteur singulier

Lorsque nous abordons le travail de l’acteur autant dans nos créations que dans la mise en scène de textes déjà écrits, nous nous (lui) posons immanquablement la question : Qui est là ? Qui parle ? Qui bouge ? Qui est cette personne présente sur scène ? Nous nous refusons de partir de l’idée d’un personnage qui lui préexisterait, comme nous nous refusons de partir du sens ou de la psychologie. Nous partons de sa seule présence. Son être-là connecté à ce qui est (texte, espace, partenaires, spectateurs, silence..). Cette question, « qui est là ? », n’est jamais posée directement. Elle doit traverser l’acteur de l’intérieur. S’imposer de manière inconsciente. Et surtout n’attendre aucune réponse. L’acteur doit accepter de ne pas savoir. Et puiser à cette source d’un inconnu de lui-même pour atteindre à un plus grand que soi. Un soi dans la plus grande ouverture possible, au présent et aux autres. C’est alors seulement qu’une véritable rencontre peut avoir lieu entre lui et le texte, lui et ce qui l’entoure ici et maintenant. C’est en nous appuyant sur l’improvisation, certains exercices spécifiques, avec ou sans paroles, et une attention particulière portée à l’étirement du temps, que nous tenterons d’amener l’acteur à se sentir être, se sentir exister dans sa différence, se sentir connecté à son propre corps, à l’espace, aux mots et au silence extérieur et intérieur. Improviser ne sera pas ici chercher avant tout à produire, mais bien plutôt à vivre et ressentir une expérience. D’où surgissent mes mots et mes gestes ? De quel silence ? De quelle immobilité ? De quelle partie cachée de moi-même ? De quelle ignorance ? De quelle attente ? Quelle est cette alchimie singulière qui donne corps à ces mots, cette intensité au silence, cette manière particulière de bouger et se mouvoir ? Il ne s’agira pas, surtout pas, d’expliquer mais de vivre et ressentir.  Essayer d’approcher de manière ludique (le jeu, le plaisir, toujours!) ce point de condensation de la vie sur scène, « une intensité maximum dans un minimum de temps ».

Au Théâtre de la Grange à Brive, les 4 et 5 avril 2020
Inscriptions :  05 55 86 97 99